Sortie du confinement : le ministère de la Transition écologique et solidaire annonce un plan de 20 millions d’euros pour faciliter la pratique du vélo

Extrait du communiqué du ministère :

Afin d’aider et d’inciter les Français à avoir recours au vélo pour leurs déplacements pendant la période de déconfinement, le ministère de la Transition écologique et solidaire mobilise 20 millions d’euros dans le cadre du programme de certificat d’économie d’énergie « Alvéole ». Ce plan sera déployé en partenariat avec la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) et comprendra :

– Un « coup de pouce réparation vélo » avec une prise en charge exceptionnelle jusqu’à 50 euros d’un montant hors taxe pour la remise en état d’un vélo au sein d’un réseau de réparateurs référencés. La sortie du confinement peut être l’occasion pour des Français propriétaires d’un des 30 millions de vélo existants de faire des réparations pour circuler en sécurité. Le prix moyen d’une réparation varie selon l’ampleur des opérations à réaliser (changement de chaîne, frein, pneu, dérailleur…), mais une prise en charge à hauteur de 50 euros HT permet de couvrir une partie importante des frais. La liste des réparateurs engagés dans la démarche sera accessible sur une plateforme en ligne disponible prochainement.

– Une prise en charge jusqu’à 60% des coûts d’installation de places de stationnement temporaire pour vélo.

– Des formations gratuites “coup de pouce remise en selle” pour apprendre à circuler en sécurité : de 1 à 2 heures d’apprentissage, individuellement ou en petit groupe, avec un moniteur expérimenté. La liste des moniteurs agréés sera accessible sur la même plateforme que le “coup de pouce réparation”.

– Ce plan s’accompagne d’une accélération de la mise en place du forfait mobilités durables : le MTES prévoit l’adoption dans les prochains jours du décret d’application dans le secteur privé de la loi d’orientation des mobilités pour permettre la mise en place du forfait mobilités durables le plus rapidement possible. Ce forfait permet aux employeurs de prendre en charge jusqu’à 400 euros les frais de déplacement de leurs salariés sur leur trajet domicile-travail effectué à vélo (ou en covoiturage ou à l’aide d’autres services de mobilité partagée).

Aménagements cyclables temporaires – Urbanisme tactique – Dé-confinement

Le 22 Avril avait lieu un webinaire organisé par le CEREMA sur le sujet Aménagements cyclables temporaires et confinement. BaPaV y assistait.

Aménagement provisoire de la Croix de Chavaux à Montreuil pour tester l’opération La place est à nous

Dès le lendemain BaPaV rencontrait des représentants de Brest Métropole pour évoquer le rôle des modes de mobilité active (marche, vélo) dans les phases de confinement et de dé-confinement, et sur la possibilité de mettre en place des aménagements temporaires faciles à modifier s’ils ne donnent pas satisfaction.

La question se pose pour plusieurs raisons :

  • Distanciation sociale (beaucoup d’usagers des transports en commun, voire du co-voiturage, vont craindre la proximité avec les autres usagers, et risquent de se reporter sur l’auto-solisme, or la marche et surtout le vélo sont les meilleurs modes de déplacement pour assurer cette distanciation).
  • Réduire la vitesse (on constate pendant cette période de confinement où la circulation automobile s’est effondrée que les rares automobilistes restant roulent en moyenne plus vite, en respectant moins les autres usagers ; ce comportement peut entraîner une augmentation des accidents avec une surcharge des urgences, déjà sollicitées par le CoViD-19)
  • Réduire la pollution (un report massif des transports en commun et du covoiturage vers l’autosolisme amènerait une forte augmentation de la pollution, surtout en cette période où les épandages agricoles augmentent déjà le niveau des particules fines ; or la pollution atmosphérique est un facteur de risque pour le COVID-19)
  • Réduire la sédentarité (le confinement a eu pour effet d’aggraver la sédentarité, qui est un facteur de risque pour les maladies chroniques qui sont elles mêmes un facteur de risque au COVID-19)
  • Économies pour les ménages (dans un contexte de crise économique la marche et le vélo sont les modes de déplacement les moins coûteux pour les ménages mais aussi pour la collectivité)
  • Transformer une catastrophe en opportunité (les deux tiers de français déclarent qu’ils utiliseraient volontiers le vélo pour leurs trajets domicile travail si les conditions, particulièrement de sécurité, le leur permettaient ; l’effondrement du trafic automobile pendant le confinement constitue une opportunité de ré-affecter l’espace libéré par les voitures, sachant qu’une voie vélo de 2 mètres permet d’écouler près de trois fois plus d’usagers qu’une voie auto de trois mètres )

Les propositions de BaPaV (libérer les trottoirs pour faciliter les croisements, élargir virtuellement les trottoirs pour faciliter les queues devant les commerces dont l’accès restera limité, séparer piétons et vélos, transformer la plupart des 2×2 voies en 2×1 voies, revoir le plan de circulation sur les autres voies structurantes pour garantir la continuité des itinéraires vélo et la distanciation auto-vélo, …) ont été accueillies avec intérêt par Brest Métropole, qui travaille déjà sur le sujet et souhaite accélérer la mise en œuvre du Schéma Directeur Vélo et plus généralement du Plan Climat. Toutefois BaPaV regrette que les aménagements temporaires ou expérimentaux proposés, bien que légers (la ville de Bogota a pu créer 100 km de voies cyclables en une nuit le 16 mars) ne puissent être mis en place dès avant le dé-confinement, le personnel de terrain étant en chômage partiel.

BaPaV prendra sa part dans la mise en œuvre de ce plan de dé-confinement en ajoutant à ses vélo-écoles des cours particuliers permettant d’assurer la distanciation sociale, et en ré-ouvrant dans quelques jours son atelier selon des modalités qui sont en cours d’élaboration.

Brest vélo-cité

Le projet présenté par BaPaV au budget participatif est dans la dernière ligne droite. Le vote final aura lieu du 16 au 30 janvier. Sur les 30 projets proposés au vote, au maximum trois projets de plus de 75 000 euros seront réalisés.

Le Projet “Brest vélo-cité” s’inscrit dans la création d’un “système vélo” à Brest. Par “système vélo” on entend un ensemble de conditions nécessaire au développement de ce mode de déplacement. Tout comme la voiture a eu besoin, non seulement de voies réservées, mais aussi de stationnements, de stations services, de garagistes, d’assureurs, d’auto-écoles, etc. le vélo a aussi besoin des équivalents de tous ces services.

BaPav assure aujourd’hui un service, encore limité, de vélo-école, ainsi qu’un atelier collaboratif dans la quartier de Saint Martin, et pousse Brest Métropole à développer voies cyclables et stationnements.

Par ce projet nous cherchons à introduire à Brest un nouvel élément du système vélo. A terme, nous aimerions voir pousser un peu partout des vélo-stations avec stationnement sécurisé, outils et pompe en libre service, consigne pour les casques et autre petit équipement, distributeur automatique de petits consommables (chambres à air, rustines, cables de frein, …), et pourquoi pas toilettes, douches, et même, quand nous serons assez nombreux pour le justifier, du personnel pour l’accueil et les réparations.

Aujourd’hui “Brest vélo-cité” propose de créer sur six centralités (place Guérin, place Sanquer, place Napoléon III, bourg de St Marc, place Daumier, place de la Porte) des stations composées de 5 consignes individuelles sécurisées de stationnement pour vélos, de 5 arceaux vélos, d’une carte grand format des itinéraires cyclables, d’une borne de petit outillage de réparation en libre-service incluant une pompe de gonflage, et de compléter le stationnement vélo sécurisé individuel de la gare par l’installation d’une carte grand format des itinéraires cyclables, d’une borne de petit outillage de réparation en libre-service incluant une pompe de gonflage, et de compléter les parcs relais de place de Strasbourg, Fort Montbarey, et porte de Plouzané (où Bibus prévoit d’installer des bornes de petit outillage), par une carte grand format des itinéraires cyclables.

Nous pouvons y arriver si les adhérents Brestois, leurs familles, leurs amis, les cyclistes non adhérents, les non-cyclistes qui aimeraient s’y mettre si les conditions étaient plus favorables, se mobilisent pour voter, en ligne ou dans les urnes des mairies de quartier et de la place de la Liberté, et faire voter en assurant des permanences autour des urnes.

Comme il sera possible de voter pour cinq projets, nous soutenons également les autres projets à pied ou à vélo comme “la Penfeld, l’artère verte de Brest” et “Des roses pour les piétons”.

Adhésions en ligne

Cette année vous pouvez adhérer ou ré-adhérer en ligne. BaPaV s’appuie sur le service HelloAsso, qui gère les adhésions, dons et billetteries pour de très nombreuses associations.

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